Deux contrats d’assurance-vie en ligne comparés sur leurs frais réels

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J’ai posé mon téléphone sur la table de la cuisine, en région parisienne, l’avis d’opération de Boursorama Banque encore ouvert, puis j’ai validé 20 000 euros sur deux contrats d’assurance-vie en ligne. En voyant le 0 % sur versement, j’ai été convaincu qu’il fallait vérifier l’avis d’opération ligne par ligne. J’ai gardé l’écran sous les yeux pour savoir si le moins cher resterait le moins cher après 3 ans. Avec mes deux enfants, je regarde aussi la disponibilité de l’argent, pas seulement la promesse affichée.

Comment je me suis organisé pour suivre les frais sur trois ans

Je suis parti sur deux contrats ouverts chez Linxea et Boursorama Banque, parce que je voulais comparer deux interfaces simples dans un protocole simple, sans passer par un mandat piloté. J’ai retenu 0 % sur versement, 0 % sur arbitrage en ligne, et des frais de gestion proches de 0 sur les unités de compte. J’ai aussi gardé un fonds euro sur chaque contrat, avec la même logique de répartition, pour que le support ne brouille pas mon test. Je voulais voir si ces promesses tenaient quand je posais de l’argent réel dessus.

J’ai appris à garder les relevés annuels, les documents d’informations clés du fonds et mes notes de valeur liquidative dans le même dossier. J’ai versé 10 000 euros sur chaque contrat le même jour, puis j’ai gardé une allocation identique, moitié fonds euro, moitié UC. Je vérifiais les écarts une fois par mois, et je notais le moindre mouvement de ligne. J’ai même imprimé un relevé après le premier mois, pour comparer calmement avec l’écran.

Je cherchais trois choses très simples : les frais d’entrée, les frais de gestion du contrat et les frais courants des supports. J’ai voulu voir l’effet cumulé, pas la promesse d’ouverture qui fait joli sur la page d’accueil. Je n’ai pas testé l’aspect fiscal de sortie ici, parce que ce point mérite un regard séparé. J’ai gardé ce test sur le terrain des frais purs, sans mélanger le reste.

Avec mes deux enfants, je regarde toujours la liquidité avant le reste, et ce test m’a obligé à le faire noir sur blanc. J’ai gardé les versements programmés en dehors du test, parce que je voulais un gros ticket unique, comme le font beaucoup de particuliers avec 5 000 ou 10 000 euros. Au départ, je me suis dit que le compte serait vite fait, et j’ai fini par comprendre que ce n’était pas si simple. J’avais sous-estimé la part invisible des frais.

Le jour où j’ai vu que le 0 % d’entrée ne voulait rien dire tout seul

Le premier virement a calmé mon doute presque aussitôt. J’ai regardé l’avis d’opération, et aucun frais d’entrée n’apparaissait sur le relevé. J’ai été convaincu, à ce moment-là, que le 0 % sur versement tenait bien sur le premier mouvement. J’ai même relu deux fois la ligne, tant je m’attendais à voir un petit prélèvement caché.

La surprise est arrivée au premier relevé annuel. J’ai vu 0,une bonne moitie de frais de gestion du contrat, puis 0,un tiers environ sur un support et 0,le plus clair du temps sur l’autre dans mes documents. La valeur nette progressait, mais un peu moins vite que ce que j’avais cru acheter. J’ai été frappé par ces 47 euros de différence la première année entre les deux contrats.

J’ai rouvert le document d’informations clés du fonds, et c’est là que la double couche s’est vue clairement. Le contrat prenait ses frais de gestion sur l’enveloppe entière, pendant que les frais courants restaient intégrés dans la valeur liquidative du support, sans ligne séparée sur mon relevé. J’ai comparé la valeur du support avec le sous-jacent suivi ailleurs, et j’ai vu qu’elle montait moins vite. C’est cette superposition qui m’a paru la moins intuitive.

Sur 20 000 euros, l’écart m’a paru minuscule au début, puis il a pris du corps sur le relevé. Je n’ai pas eu besoin d’un gros mouvement de marché pour le voir, et c’est là que le 0 % a perdu son côté rassurant. J’ai compris qu’un contrat peut paraître gratuit à l’entrée et rester plus chargé dans le temps. Cette nuance m’a servi tout le reste du test.

La fois où j’ai failli abandonner à cause du délai de rachat partiel

Je me suis retrouvé à lancer un rachat partiel un vendredi soir, à 21 h 40, sur l’un des deux contrats. Le bouton était facile à trouver, mais l’argent n’a pas bougé tout de suite. J’ai attendu jusqu’au mardi suivant pour voir le virement arriver sur mon compte courant, et j’ai trouvé ce délai plus lourd que prévu. J’avais l’impression d’avoir cliqué dans le vide pendant tout le week-end.

Sur l’autre contrat, le délai a été un peu plus court, mais jamais instantané. J’ai vu la demande prise en compte le lundi, puis le crédit seulement deux jours plus tard. Le week-end, mon argent restait en suspens, et ça change la perception du service. J’avais pensé piloter mon épargne comme un compte courant, et je me suis trompé.

Je me suis senti coincé malgré la promesse d’une gestion 100 % en ligne, parce que l’ergonomie ne dit rien du délai réel. Avec mes deux enfants, ce point compte pour moi, car une épargne de secours perd sa force si je dois attendre plusieurs jours ouvrés. J’ai compris aussi que la date de valeur mérite autant d’attention que les frais visibles. C’est un détail, mais il change l’usage concret.

Au bout de trois ans, voici ce que j’ai vraiment gagné ou perdu

Au bout de 3 ans, j’ai fait le total et je n’ai pas eu de surprise agréable sur les frais. Sur le contrat de Linxea, j’ai terminé à 10 623 euros, soit 6,un tiers environ de gain net sur mon versement initial de 10 000 euros. Sur le contrat de Boursorama Banque, j’ai fini à 10 559 euros, soit 5,le plus clair du temps net, avec un écart de 64 euros. J’ai vu la différence sur les relevés, pas seulement dans un tableau.

L’autre point qui m’a retenu, c’est la part d’UC imposée pour profiter du fonds euro bonifié. J’ai gardé 5 000 euros en unités de compte sur ce contrat, et j’ai vu la volatilité me toucher à des moments où je croyais être sur une poche tranquille. Rien d’affolant, mais le ressenti n’était plus celui d’une épargne tranquille. J’ai senti que la sécurité affichée avait un prix caché.

Ce détail a pesé dans ma lecture finale, parce que j’achetais aussi une sensation de stabilité. J’ai préféré le contrat qui m’a donné la lecture la plus nette des frais et le moins de surprises dans l’espace client. J’ai appris à regarder ce qui saute aux yeux et ce qui disparaît dans la valeur liquidative, et ici la différence ne m’a pas échappé. J’ai gardé cette règle pour la suite de mes tests.

J’ai aussi regardé d’autres pistes après coup, comme une gestion libre avec des ETF en direct sur un PEA ou un contrat plus classique en agence. Je ne les ai pas retenues pour ce test, parce que je voulais comparer deux contrats en ligne sur la même base. Pour la fiscalité précise de sortie, je laisse ce point à un notaire ou à un conseiller patrimonial, car je ne l’ai pas mesuré ici. J’ai préféré rester sur ce que j’avais sous les yeux.

Je suis rentré de ce test avec une idée plus nette que je ne l’avais au départ. Les contrats en ligne affichent bien 0 % sur versement, mais j’ai vu qu’ils prennent ensuite 0,une bonne moitie de frais de gestion annuels sur les UC, avant même les frais du support. Sur 3 ans, la différence devient visible, surtout quand on place 10 000 euros ou 20 000 euros d’un coup. J’ai gardé ce constat comme repère pour mes prochains versements.

Entre Linxea et Boursorama Banque, j’ai trouvé l’écart assez clair pour retenir, dans mon cas, celui qui cumulait le moins de frais sur mes supports. Je n’ai pas gagné un montant spectaculaire, mais j’ai vu une différence nette sur la liquidité ressentie, la clarté des relevés et le coût total. Dans mon usage, c’est ce point-là qui a fait pencher ma balance. Je reste sur cette lecture-là aujourd’hui.

Je n’ai pas trouvé qu’un 0 % d’entrée suffisait à faire un bon contrat, et je n’ai pas trouvé non plus qu’un ETF peu chargé restait peu chargé une fois logé partout. Ce test m’a appris à regarder le relevé annuel avant de regarder la page d’accueil, parce que c’est là que les frais apparaissent vraiment dans mon portefeuille. Sur ce terrain-là, je suis resté pragmatique, et je me suis arrêté sur le contrat qui m’a coûté le moins au bout de 3 ans. Le point net,tient là, et je n’ai rien à ajouter.

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